Face à l'ampleur croissante du phénomène, le pays annonce un nouvel impôt visant les profits générés par la vente d'argent virtuel, tel que celui brassé par les MMO. Un projet d'une complexité redoutable, le marché échappant largement à toute régulation officielle.
Le décret, apparemment officialisé par le gouvernement chinois à la fin du mois de septembre dernier, soumet désormais les profits liés à la vente d'argent virtuel à un impôt personnel sur le revenu de 20%, au même titre que les profits retirés de la spéculation immobilière, par exemple. Selon un article du Wall Street Journal, celui-ci ciblerait en particulier les individus se spécialisant dans l'achat et la revente, mais les gold farmers semblent cependant eux aussi visés : les officiels chinois auraient en effet le pouvoir d'assigner eux-mêmes une valeur réelle à une monnaie virtuelle si le contribuable ne peut fournir de preuve d'achat, soit par exemple si l'argent vendu a été généré à 100% à l'intérieur du jeu. Un tel impôt représente un changement d'opinion quasi-complet pour le gouvernement chinois puisque celui-ci avait "strictement interdit" la vente de monnaie virtuelle il y a moins de deux ans, des divergences qui, d'après le Financial Times, souligneraient une certaine impuissance à contrôler le phénomène.
Car le débat autour des problématiques soulevées par la vente d'argent virtuel n'a rien de nouveau ; dès le début d'année 2006, certains journalistes commençaient à s'intéresser sérieusement à la question, suivis quelques mois plus tard par des économistes et des officiels américains ou australiens. Depuis, des pays tels que la Corée ou la Suède semblent avoir mis en place des formes d'impôts, le second envisageant même de taxer certains biens virtuels de grande valeur avant même qu'ils ne soient vendus. Or le cas chinois est d'importance : selon des études de l'institut iResearch, les ventes d'argent virtuel représenteraient un marché de plus d'un milliard d'euros par an sur le territoire, un chiffre en progression de 15 à 20% chaque année. Une somme colossale circulant la plupart du temps en absence de toute régulation, dans l'opacité la plus totale et, donc, pouvant potentiellement couvrir toutes sortes d'activités illégales. Il y a un peu plus d'une semaine, un réseau coréen de blanchiment d'argent avait ainsi été démantelé après avoir écoulé l'équivalent de 38 millions de dollars en monnaie virtuelle sur 18 mois.
Certains estiment du coup que la décision du gouvernement chinois pourrait potentiellement mettre un frein à ce phénomène, voire même faire avancer la question de la propriété et de la protection des biens (monnaie ou objets) virtuels. Beaucoup, en revanche, doutent de la capacité du pays à implémenter avec succès cette mesure, alors même que les précédentes tentatives d'interdiction n'avaient eu que peu d'impact. Le Financial Times parle ainsi d'un texte "vague", que les officiels de Beijing se refusent pour le moment à clarifier. Sur les forums chinois, les utilisateurs, eux, mettent en évidence l'ampleur et les complexités de la tâche. Comment recenser les individus imposables dans un marché largement exempt de toute régulation ? Comment définir de manière officielle la "valeur" d'une monnaie virtuelle ? "S'ils arrivent à faire appliquer cet impôt d'ici les deux prochaines années, j'irais grimper l'Everest", se moque un internaute chinois.
Car le débat autour des problématiques soulevées par la vente d'argent virtuel n'a rien de nouveau ; dès le début d'année 2006, certains journalistes commençaient à s'intéresser sérieusement à la question, suivis quelques mois plus tard par des économistes et des officiels américains ou australiens. Depuis, des pays tels que la Corée ou la Suède semblent avoir mis en place des formes d'impôts, le second envisageant même de taxer certains biens virtuels de grande valeur avant même qu'ils ne soient vendus. Or le cas chinois est d'importance : selon des études de l'institut iResearch, les ventes d'argent virtuel représenteraient un marché de plus d'un milliard d'euros par an sur le territoire, un chiffre en progression de 15 à 20% chaque année. Une somme colossale circulant la plupart du temps en absence de toute régulation, dans l'opacité la plus totale et, donc, pouvant potentiellement couvrir toutes sortes d'activités illégales. Il y a un peu plus d'une semaine, un réseau coréen de blanchiment d'argent avait ainsi été démantelé après avoir écoulé l'équivalent de 38 millions de dollars en monnaie virtuelle sur 18 mois.
Certains estiment du coup que la décision du gouvernement chinois pourrait potentiellement mettre un frein à ce phénomène, voire même faire avancer la question de la propriété et de la protection des biens (monnaie ou objets) virtuels. Beaucoup, en revanche, doutent de la capacité du pays à implémenter avec succès cette mesure, alors même que les précédentes tentatives d'interdiction n'avaient eu que peu d'impact. Le Financial Times parle ainsi d'un texte "vague", que les officiels de Beijing se refusent pour le moment à clarifier. Sur les forums chinois, les utilisateurs, eux, mettent en évidence l'ampleur et les complexités de la tâche. Comment recenser les individus imposables dans un marché largement exempt de toute régulation ? Comment définir de manière officielle la "valeur" d'une monnaie virtuelle ? "S'ils arrivent à faire appliquer cet impôt d'ici les deux prochaines années, j'irais grimper l'Everest", se moque un internaute chinois.
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08.01.2009
08.01.2009
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